Accueil
  Accueil > Récits de voyage > journal de voyage
   
 

 
Turquie - Erzurum


de Nico, 16-09-2007

Turquie: D'Erzurum à Istanbul en passant par le Mont Nemrut et la Cappadoce


Je suis en passe de franchir la frontière belge et ce n'est que maintenant que je vous fais part de mes aventures en Turquie.Tout-à-fait inacceptable et c'est pour ça que je voudrai présenter mes excuses pour ce retard.
La Turquie est tout d'abord un des pays où j'ai résidé le plus longtemps (après la Chine) et où j'ai parcouru le plus de kilomètres (presque 3,000 bornes) en passant par le Mont Nemrut, la Cappadoce et Istanbul.
Premièrement, ce qui m'a frappé c'est la grande différence entre l'est et l'ouest de la Turquie.
A Erzurum, la plupart des femmes sont habilées de manière très traditionelle (la burka noire comme en Iran) alors qu'à Istanbul on croise partout des femmes habilées à l'occidentale. De plus, à l'est il est plutôt difficile de trouver de l'alcool (vous allez dire "ca y est, il est à nouveau là avec sa bière"). A Erzurum par exemple (quant-même un ville de 400.000 habitants), je n'ai trouvé qu'un seul magasin où on vendait de la bière.

Ce qui était peut-être le plus frappant c'est la différence de richesse entre l'est et l'ouest. A l'Est, on croise régulièrement des familles nomades vivant de rien et qui construisent des habitations de fortune avec ce qu'ils trouvent autour d'elles (terre, pierres, branches) alors que les habitants d'Istanbul, comme nous en Europe, passent leurs weekend à flâner dans les rues commercantes et à dépenser leur argent au shopping.

D'autre part, la Turquie est un magnifique pays à visiter point de vue nature. Il y a bien entendu la Cappadoce et ses paysages qui sortent tout droit d'un compte de fées.
Ce pays est également extrêmement montagneux. Dès que j'ai franchi la frontière en arrivant de Géorgie, je suis monté à 2500 mètres d'altitude pour ne descendre sous les 1.000 mètres que à 300 bornes d'Istanbul. Tout-à-fait à l'opposé donc du plat pays qu'est la Belgique.
Finalement, ce qui m'a également frappé c'est à quel point on peut être isolé dans cet immense pays. A certains moments, je faisais facilement 50 à 60 bornes sans passer par un village et sans rencontrer la moindre âme. Autant prendre ses réserves pour boire et manger, sinon ça risque d'être la panne sèche!!
Par contre, au niveau des routes et du traffic, c'est du pure bonheur. Les routes sont en excellent état et il y a peu de traffic (dû en partie au coût du pétrole qui est même plus élevé qu'en Europe).

La Turquie était également l'occasion de faire énormément de camping sauvage. Ca a permis d'être confronté à quelques situations bien marrantes (parfois avec le recul). Il y avait bien entendu la maissoneuse-bateuse qui m'a reveillé avec les énormes spottes à 3 heures du mat, la Gendarma armée jusqu'aux dents au Kurdistan me prévenant (alors que j'étais à moitié à poil devant eux après ma petite douche improvisée) qu'il était totalement déconseillé de dormir là où j'avais planté ma tente. D'après eux, il y avait trop de risques de terrorisme de la part du PKK. Info ou intox, on ne le saura jamais. Ca m'a permis de remballer tout mon basar en pleine nuit et de dormir dans une vielle mosquée désaffectée.
Il y a également eu les tirs à la carbine d'un fermier (à peine 5 à 10 mètres au-dessus de ma tente) pour chasser les animaux indésirables de son verger.
Pour terminer ces aventures de camping sauvage, citons également les 300 vaches puis ensuite les 200 moutons qui m'ont réveillé un beau matin alors que je dormais paisiblement dans ma tente.

Et quid des Turques? Je dois vous avouer que j'ai un sentiment plus que mitigé à leur égard. La plupart d'entre eux ont le sens de l'hospitalité. Il est par exemple impossible de compter le nombre de fois qu'on m'a offert du thé. Les Turques sont également très enthousiastes (parfois trop comme en Chine) et s'intéressent de près à l'étranger qui passe par là à vélo. Mais malheureusement, je trouve qu'ils sont souvent trop bornés, têtus et pas très ouverts au dialogue ou à l'avis de quelqu'un d'autre que se soit au niveau de sujets délicats tels que la politique, la religion mais également pour des sujets plus anodins (tels que la raison de mon voyage à vélo).
Et malheureusement il y a eu également ces quelques jets de pierres par des gamins (qu'ont également subit les autres cyclistes que j'ai rencontré) dans l'est de la Turquie qui n'ont pas améloiré la chose.
Mais dans l'ensemble, je garde un souvenir positif de ce pays.



Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee
       
 
Retour aux autres articles du journal Imprimer cette page Envoyer cette page


Dernières actualités
08/11/2007 : Les derniers kilomètres et les nombreuses retrouvailles
06/11/2007 : Les Balkans ou la tournée des capitales
05/09/2007 : Le Caucase: L'Azerbaidjan et la Georgie
21/07/2007 : Asie centrale: Kazakstan, Ouzbekistan et Turkmenistan
11/03/2007 : compte-rendu Chine
23/01/2007 : Ma heureuse rencontre avec Ngaire, ma rideuse venue de l'Outback
23/01/2007 : compte-rendu Birmanie
16/12/2006 : Pakse-Vientiane
20/10/2006 : Cambodge-Laos
17/10/2006 : Delta du Mekong
13/10/2006 : Saigon - Auderghem le vrai départ



Autres liens :

Tags

Turquie: D'Erzurum à Istanbul en passant par le Mont Nemrut et la Cappadoce - Erzurum - Turquie -
Offre d'emploi - Ajouter à vos favoris - Découvrez d'autres voyages - Créer un carnet de voyage
Copyright top-depart.com ©2002-2007 Tous droits réservés
- carnet-de-voyage.fr - Affiliation Voyage - Soutien Scolaire - Travel Blog - Forum voyage - Lonely Guide - Guide voyage