
Ca fait maintenant un mois que j`ai quitté notre cher petit pays, la triple Westmalle, nos bonnes frites, notre stoemp-saucisse,..., et surtout vous tous. En un mois, j`ai eu le temps de parcourir 1300 km dans 3 pays de l`Asie du sud-est (Vietnam, Cambodge, Laos). Vous avez déjà pu découvrir une première impression a travers mon article précèdent.
Donc, commençons où on avait terminé. C’est-à-dire au Vietnam et plus précisément à la frontière vietnamienne. C`est avec une légère petite appréhension que je me suis dirigé vers la frontière. A un certain moment, je vois un panneau FRONTIER AREA mais décide quand même de continuer étant donné qu`il n`y avait pas de poste à cet endroit. 2 minutes plus tard, je me fais interpeller par une personne de la douane qui ne parle que le vietnamien. Je lui montre mon passeport, il le regarde à plusieurs reprises, commence à parler à plusieurs personnes et commence même à me parler en Viet. J`ai beau lui dire que je ne parle pas le vietnamien, il continue. Au bout d`une demi-heure, il décide de me laisser partir.
Mais au bout de cinq minutes, c`est a nouveau la même histoire. Deux hommes m`abordent et me dirigent vers le chef de la douane. A nouveau, on discute et au bout d`une demi-heure, ils envoient un homme en éclaireur pour annoncer mon arrivée au poste frontière. Je passe la frontière et surprise, au Cambodge, ils n`ont pas de tampon pour mon passeport. Il faut que je prenne un bateau pour aller de l`autre côté du Mékong. Et là, je suis obligé de prendre une route défoncée pendant une cinquantaine de kilomètres. Mais le problème, c`est qu`il est déjà 5 heures du soir et qu`il fait déjà noir a six. Ca va être chaud pour parcourir les 50 bornes.
Je me lance quand même dans l`aventure. Vers 20 heures, totalement épuisé et ayant été attaqué par quasi tous les clebards du coin, je décide de demander à un autochtone s`il veut bien m`offrir l’asile pour la nuit. Il accepte et me propose même de me joindre au repas. J`ai le réflexe du belge et me dirige vers le magasin du coin pour acheter des boissons et bières pour ma famille d`accueil. Je passe finalement une très bonne soirée et dors à la belle étoile sous un moustiquaire. Voici mes premiers contacts avec les habitants du Cambodge.
Le lendemain, je rallie Phnom Penh ou je loge au bord du lac Boeng Kak. Un coin de paradis (cfr. photos avec le coucher de soleil) à dix minutes à pied du marché central! Le pied, quoi. Les jours suivants, je profite de l`endroit pour me reposer et pour enfin avoir une conversation de plus de deux mots avec quelques routards. J`en profite également pour redécouvrir Phnom Penh et ses marchés (le marché central et le russe). Une bien chouette ville.
Sur la route qui rallie Phnom Penh à Siem Reap (Angkor), j’ai l’heureuse surprise de pouvoir découvrir de superbes paysages: des rizières à perte de vue, des villages typiques, des gens souriants, des enfants qui exercent leur meilleur anglais en criant `Hello, Bye Bye (souvent confondu avec hello), ok, where do you come from, what is your name).
Il est vrai que les enfants débordent d`enthousiasme avec leur hello, hello. J’en perds quasi la voix à la fin de la journée en voulant répondre a chacun d’entre-eux.
Sinon. ils appellent également des amis ou de la famille en me pointant du doigt et en disant `Barang` ou `Falang` (=étranger).
Nos conversations se limitent donc à ces simples petits mots et à des croisements de regards, de petits sourires.
On s’évade, s’évade mais revenons au périple bon sang.
Entretemps, je suis déjà arrivé a Siem Reap où Tanguy et Olivia m’ont rejoint (encore merci à vous et tant pis pour la Westmalle, on les aura, ces Rosbifs). On a passé un moment fort agréable en (re)découvrant les temples d’Angkor. Splendide surtout quand il fait beau et qu`on peut admirer les temples sous le coucher et lever du soleil.
Olivia et Tanguy continuent leurs vacances et moi je me dirige tout doucement vers le Laos.
Le périple vers le nord est l’occasion de rencontrer la population locale. A cet effet, j’ai eu l`occasion de planter ma tente à plusieurs reprises (merci à vous tous, elle est géniale ma tente) dans de petits villages et de cotoyer la population indigène. Et de passer une soirée fort agréable avec le chef de village (srelang Mei Phum = j`aime le chef de village, srelang Kampuchea = j`aime le Cambodge: une petite phrase qu’on m’a appris à force de centaines de répétitions au cours de cette soirée).
Justement, à propos du Laos, c’est en passe de devenir mon coup de coeur en Asie du Sud-est.
Un pays fantastique. Je trouve que ce sont un peu les Italiens de l’Asie. Jamais pressé, toujours souriant, et en plus de bons cuveurs, Que demander de plus.
Ils ont d`une part la Beerlao qui une des meilleures bières d`Asie du sud-est. Je me suis laissé dire que les ingrédients viennent d`Europe et le groupe brassicole Carlsberg y détient 25% des parts (d’après les gauchistes et moralisateurs du Routard).
Et deuxièmement, l`alcool Lao Lao. Une véritable saloperie. Il parait que ça rend fou et aveugle si ce n`est pas distillé correctement. L`autre jour dans le bus, ils ont du éjecter une vieille taupe qui a commencé a uriner dans le bus, tellement qu’elle était imbibée de Lao Lao. Il n’y a pas photo, c’est de loin le pays de l`Asie du Sud-est où ils boivent le plus. A mon avis, ils ne doivent pas être très loin derrière les Ruski (à vérifier Douchka).
Pour te dire, après cinq minutes dans ce pays, on m’a déjà offert un shot de Lao Lao et ça a 9 heures du mat!!!! J`en suis sûr que ce pays plairait à quelques-uns d`entre-vous.
A+,
Nico
|